Les mediums, extra-lucides et autres guérisseurs
On nomme médium une personne qui prétend être sensible à une autre dimension ou qui prétend favoriser (volontairement ou non) des manifestations qui proviendraient d'une autre dimension. Cette autre dimension peut être l'au-delà (monde des defnts, esprits..) ou tout autre univers non perceptible par les cinq sens habituels.
Dans la culture occidentale moderne, les prétendues capacités des médiums sont considérées appartenir au domaine du surnaturel.
Ils ne connaissent rien à la peinture ou à la musique, mais, lors de transe, sont habités par le talent de Picasso ou Mozart... : Voici 3 exemples de médiumnité spectaculaires :
- Rosemary Brown ne connaît pas la musique et, pourtant, elle exécute à la perfection les compositions des plus grands. Elle serait en contact avec les compositeurs disparus.
- Lois Gibson est capable de réaliser des portaits robots criants de vérité d’une personne recherchée, uniquement en se concentrant sur des témoignages.
- Depuis l’âge de 13 ans, Luis Antonio Gasparetto est regulierement habité par des esprits d’une cinquantaine de peintres celebres : Picasso, Modigliani, Van Gogh, De La Croix … n’ont aucun secret pour lui. Sans savoir peindre, il est capable de reproduire le style des plus grands artistes avec une précision et un génie diaboliques.
Les EMI ou NDE
Parvenues au seuil de la mort, des millions de personnes racontent avoir momentanément quitté leur corps et visité d'autres mondes. Qu'en est-il réellement ? Est-ce une hallucination d'un cerveau à l'agonie ou la preuve d'une vie après la mort ?
Définitions
On appelle EMI (Expérience de Mort Imminente) ou NDE (en anglais, Near Death Experience), le récit de l'au-delà rapporté par une personne revenue d'un coma profond, assimilable à une mort clinique.
Ce n'est pas un phénomène nouveau puisque l'histoire regorge de récits de ce genre. Depuis environ 25 ans, les études sur les EMI se sont multipliées et l'on s'est rendu compte que ces expériences étaient plus répandues qu'on ne le pensait.
Des EMI ont été rapportées de tous les pays du monde, et ce par des milliers de personnes, indépendamment de leur culture ou religion. D'ailleurs, au début des années 1980, une enquête statistique révélait que 8 millions d'américains auraient vécus une EMI.
Une lumière blanche
Les personnes ayant frôlé la mort à la suite d'un accident, d'un infarctus ou d'une opération délicate expriment souvent les mêmes visions.
Généralement, au cours d'une EMI classique, le mourant quitte son corps et le survole. Il pénètre ensuite dans un tunnel sombre au bout duquel se trouve une lumière blanche. Il voit alors sa vie défiler devant lui. Ensuite, Il entre dans cette zone de lumière et est alors enveloppé d'une sensation de paix, souvent associée à l'apparition d'un "être de lumière".
D'autres cas, plus rares, sont moins idylliques : il en ressort un côté angoissant et négatif (vision de l'enfer ?).
Mais la plupart des personnes ayant vécu une EMI parlent pour la plupart d'une barrière, d'un obstacle qu'elles n'ont pas franchi pour être définitivement mortes.
Tentatives d'explications scientifiques
De nombreux scientifiques/médecins ont tenté d'apporter une explication à ce phénomène. Selon eux, les EMI seraient dues à une diminution de la quantité d'oxygène contenue dans le sang, ainsi qu'à la sécrétion d'endorphines par le cerveau.
Anoxie (insuffisante oxygénation du cerveau)
Quand la respiration s'estompe, le niveau de CO2 présent dans le sang augmente rapidement et, passé une certaine limite, les tissus commencent à dépérir. Il existe des études qui montrent que certains patients, ayant présenté un haut niveau de CO2 dans le sang, ont fait une expérience très proche du passage dans le tunnel, comme s'ils avançaient dans un cône entouré de lumière.
Il s'agit là cependant du seul point commun entre les expériences de mort imminente et celles induites par un excès de CO2 dans le sang. En effet, il n'existe pas de mention d'êtres de lumière ou de vision instantanée du cycle de vie. Une étude du Dr. Sabom, cardiologue à Atlanta, présente le cas d'un patient dont on a mesuré le taux d'oxygène dans le sang "au moment même où celui-ci était en train de vivre une EMI très forte. La proportion d'oxygène était au-dessus de la normale..."
Endorphines
Mais l'anoxie ne serait certainement pas l'unique cause des EMI. Le même phénomène peut résulter d'une sécrétion d'endorphines. Substance proche de la morphine, naturellement sécrétées par le cerveau en période de stress, les endorphines masquent la douleur immédiate, quand, par exemple, nous nous brisons un os dans un accident. Selon cette thèse, les endorphines seraient responsable de cette " sensation de paix ", ressentie au seuil de la mort.
Cette explication n'est toutefois pas satisfaisante. On ne peut pas faire le rapprochement entre les endorphines et les hallucinations (vision d'êtres de lumière, passage dans un tunnel, etc.) et cela ne pourrait pas expliquer ces cas d' EMI où les sujets sont en mesure de décrire ce qui se passe autour d'eux, alors qu'ils sont censés être endormis ou "morts".
Qu'en conclure ?
Il est certain que les "témoins" d' EMI ont vécu quelque chose de puissant, qui a souvent changé leur façon de voir les choses. Pour la majorité de ces personnes, l'existence d'une vie après la mort serait confirmée...
Mais pour l'instant, aucune EMI n'a pu aboutir à une démonstration scientifique de la continuité de la vie ou de la conscience après la mort.
"A un moment donné, je savais que j'étais mort ou que j'allais mourir, mais à ce moment-là quelque chose se produisit. C'était si immense, si puissant que j'ai renoncé à la vie pour voir de quoi il s'agissait. Je voulais faire cette expérience qui m'entraîna dans ce que je ne peux décrire que comme un long tunnel de lumière; mais ce n'était pas seulement une lumière. C'était un passage d'énergie protectrice qui, à son extrémité, était d'une telle luminosité que je voulais aller voir de près et y toucher. Aucun son ne provenait de la terre. On n'entendait que des sons d'une grande sérénité, une musique étrange comme jamais je n'en avais entendue. Une symphonie apaisante d'une indescriptible beauté se fondait dans la lumière dont je m'approchais. Je renonçais à la vie. Je l'abandonnais derrière moi pour aller vers cette chose nouvelle et merveilleuse. Je ne voulais pas revenir à la vie car je savais que ce qui m'attendait allait être si prodigieux, si beau que rien ne m'y ferait renoncer »
Pyrokinésie
La pyrokinésie est un thème de science-fiction qui désigne la capacité d'un être vivant à créer du feu en canalisant de l'énergie psychique et corporelle.
Dans les années 60, en Italie, l'histoire d'une une jeune fille au pair pyrokinésiste est resté célèbre : Celle-ci possédait semble t-il le don, sans toutefois parvenir à le maitriser. Cela a provoqué quelques frayeurs dans sa famille d'accueil : Poussette qui s'enflamme, incidents divers... heureusement sans faire de victimes.
La sensation de « déjà-vu » ou paramnésie
Même chez un individu mentalement « sain », la mémoire est un outil très capricieux.
Prenons un exemple : évoquez avec quelqu’un de proche un événement très marquant auquel vous avez assisté ensemble, mais dont vous n’avez jamais parlé ou, en tout cas, pas depuis longtemps.
Vous serez étonné de constater que vous ne vous rappelez pas du tout des mêmes détails, et que s’il s’agit d’une scène particulière, vous la décrirez différemment, car vous l’avez mémorisée différemment. Malgré cela, tous les deux, vous êtes persuadé que votre souvenir propre est plus conforme à la réalité que celui de l’autre.
Le phénomène de « déjà vu », en revanche, est une expérience entièrement personnelle, impossible à partager et cependant très impressionnante.
Il consiste à éprouver le sentiment indiscutable qu’un événement ou une situation que l’on est en train de vivre pour la première fois sont étrangement familières. Par exemple, un jour, assis à la terrasse d’un café où vous ne vous êtes jamais assis, avec des personnes que vous rencontrez pour la première fois, vous parlez d’un film que vous n’avez jamais vu et vous avez le sentiment que toute cette scène, incontestablement originale, est un expérience que vous avez déjà traversée.
Le phénomène de « déjà vu » est connu depuis très longtemps ; Charles Dickens par exemple, en fait la description dans un passage de son roman David Copperfield. Et on estime que ce phénomène très troublant - au point de faire parfois douter de sa santé mentale celui qui l’éprouve - est invoqué par trente pour cent des individus au moins, surtout entre 15 et 25 ans. Comme si l’adolescence n’était pas déjà assez bizarre comme ça...
Bien que le phénomène de « déjà vu » survienne souvent chez des personnes atteintes de certaines formes d’épilepsie, ce n’est pas, en soi, un symptôme d’épilepsie. Bien que certains visionnaires y voient les souvenirs d’une existence antérieure et la preuve de la métempsycose - autrement dit, d’une réincarnation - on peut sans difficulté écarter cette hypothèse, car le « déjà vu » peut concerner toutes sortes d’objets et de situations quotidiennes contemporaines, qui ont tout de même peu de chance d’avoir eu déjà lieu en Egypte ancienne ou sous Napoléon.
D’autres encore ont postulé que le « déjà vu » était le souvenir de rêves prémonitoires. Un de ces jours, je vous expliquerai comment un rêve peut effectivement être prémonitoire sans remettre en question sur la nature du continuum espace-temps dans lequel nous existons... Les psychanalystes, qui ont presque toujours une explication pour tout, pensent que le « déjà vu » manifeste le désir de répéter une expérience passée, mais cette fois-ci avec une issue positive. Peut-être... Mais en fin de compte, c’est la neuropsychologie qui nous fournira peut-être l’explication la plus plausible.
L’hypothèse actuelle qui permettrait d’expliquer la sensation de déjà vu est la suivante : le cerveau mémorise les souvenirs de telle manière que chaque détail - odeur, couleur, son - d’une scène vécue permet d’accéder à tous les autres détails de la scène, et en particulier aux émotions qui lui sont associées dans notre souvenir. De sorte que, si dans une expérience nouvelle, le cerveau identifie un détail associé fortement à une expérience antérieure, il superpose les sentiments éprouvés au cours de notre première expérience à celle que nous sommes en train de vivre... et nous fait croire que nous la vivons pour la seconde fois.
Cette explication peut paraître beaucoup moins spectaculaire que celle du rêve prémonitoire ou de la métempsycose, mais elle confirme que décidément, le cerveau humain est un organe fabuleux et plein de surprises.
Impressions mentales liées à des
images
Certains prétendent pouvoir faire apparaitre l’image d’esprits, d’ancêtres disparus grâce à un procédé « d’impression mentale » utilisant de la fumée, un système d’éclairage subtile… L’une des techniques consiste à projeter des flash sur un écran de fumée : Il est alors possible de distinguer des formes de visages, des formes ressemblant à des corps humains… En réalité, il s’agit simplement d’un reflexe de notre cerveau à associer des formes, des différences de contrastes, d’ombres et de lumière, à notre imaginaire collectif. Ceci nous faisant rappeler des images connues. Un exemple célèbre est l’image d’une tête de mort lors de l’explosion du world Trade Center à NYC en 2001.
D’autres expériences mettent en avant notre soi-disant capacité à prévoir l’avenir à court terme, grâce à une technique très simple : Il suffit de faire visionner à une personne une succession d’images : Parmi une succession d’mages majoritairement agréables ou neutres, on insère quelques images choquantes. Or, en installant des capteurs reliés au cerveau de la personne, on constate qu’elle présente une élévation croissante de son inquiétude jusqu’à l’approche de l’image choquante. Ensuite, dés que cette image est passée, la personne devient moins tendue. D’où une conclusion bien hasardeuse d’une prétendue capacité à prévoir l’avenir.
En réalité, on peut très bien imaginer que la personne, après avoir visionné la série d’images neutres, s’attend progressivement à l’apparition de l’image choquante. Lorsque celle-ci arrive, son appréhension à grimpé à son on paroxysme. Puis redescend immédiatement après.


