J'admire les personnalités qui, possédant pouvoir, intelligence ou richesse, n'en profitent pas pour abaisser, soumettre ou ridiculiser. Au contraire, quelle grandeur, quelle humanité chez certain.e.s qui ont montré l'exemple en essayant de dépasser le ressentiment, les petites et grandes humiliations du racisme, de la ségrégation, comme Neslon Mandela, Arthur Ashe.. Oui, ça, j'admire vraiment.

Venant de lire une auto biographie de Gandhi, je le citerais évidemment comme exemple. Ce n’était d'ailleurs pas un saint pour autant (Il expliquait lui même avoir eu un comportement autoritaire et machiste vis à vis de son épouse)

Mais j'oserais aussi citer un Bill Gates ou B.Obama. Plus facilement encore, un Albert Kahn, N.Mandela..

Par ailleurs, il faut comme pour toute chose, se méfier des généralités. Un chef d'entreprise peut s'avérer bien plus bienveillant et juste envers ses employés, qu'un ouvrier qui du jour au lendemain se retrouverait à la place du patron..

J'admire aussi énormément ces héros animés d'une bonté pure, sans aucune arrière pensée, n'utilisant personne comme faire-valoir. Telle Sainte Mère Teresa de Calcutta, Desmond Tutu, P & M Curie, Laennec, les maraudeurs de la croix-rouge, certains patrons de T.P.E, les familles d’accueil de la DAAS...

 

 

 

 

 

Quand on reprend un peu le fil de l'histoire du monde, je pense que l'on ne peut qu'être dégouté et abasourdi par tout ce que l’aveuglement en une idéologie (communisme, marxisme, salafisme..) porté souvent par un seul homme, a pu provoquer comme malheur, misère, violence et destructions.

 

 

Je vais reprendre ici les mots du philosophe Jacques Julliard, à l'occasion du contexte de guerre en Ukraine, de l'autocrate Poutine et de l'avenir des démocraties (Mars 2022) :

"Si le modèle de l'histoire n'est pas la lutte des classes, ni le progrès technique, ni, sur un autre plan, le verbe incarné, nous en sommes réduits à considérer que l'énergie de ce moteur n'est autre que la volonté de puissance qui anime les acteurs. Certes, on a beaucoup dévoyé la pensée de Nietzsche, l'auteur du concept. Chez lui, la "volonté de puissance" ne signifie pas l'effort prédateur pour s’approprier un bien extérieur. Elle désigne plutôt la dynamique propre à la vie elle-même, car il est de la nature de la vie de rechercher son intensité maximale. La vie repose donc sur des rapports de force et non sur des idéaux abstraits, comme les droits de l'homme. La vie à l'état brut est tout sauf humaniste. Elle pratique la sélection naturelle, c'est à dire la cruelle loi du plus fort. Le seul échappatoire à la volonté de puissance"

 

 

En substance, seule la démocratie peut contrebalancer ce pouvoir.

"Le seul régime politique capable d'assigner à la puissance publique un autre objectif que celui de son accroissement infini. La volonté de puissance finit toujours par s'incarner dans un individu. la démocratie est au contraire, un lieu vide" seul capable substituer à l’ambition de ses détenteurs provisoires, une l’alternative sous la forme du bien être matériel et de épanouissement intellectuel et moral des citoyens."

Je termine par une vision un peu plus optimiste, plus ouverte, quoiqu'un dilemme, tirée du roman de science fiction "Jack Glass" de Adam Roberts. Le système solaire y colonisé, en majorité par des "bidons-bulles" trés pauvres et dominée par une caste surpuissante, les Oulanov : "Si l'on est puissant [...] on peut changer les choses en mieux, mais le pouvoir nous salit. Si l'on refuse le pouvoir, on reste pur, mais on ne peut changer les choses en mieux"

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